vendredi 03 décembre

LETTRE A ROSELYNE BACHELOT

    Voici la lettre que j'ai envoyée l'an dernier à Madame Roselyne Bachelot et qui est restée sans réponse. Je la publie pour information. Elle reste toujours valable cette année.

 

 

 

 

                                                          Madame Roselyne Bachelot-Narquin
                                                          Ministère de la Santé et des Sports
                                                          14 avenue Duquesne
                                                          75007  Paris

Madame La Ministre,

 

J’ai bien reçu votre lettre du 12 janvier 2010 et vous en remercie.

Je ne souhaite pas vacciner mes patients contre ce que vous appelez la grippe H1N1.

Je ne sais d’ailleurs pas à quelle pandémie vous faites allusion, mais je pense sincèrement que vous vivez à Pandémonium et que là, se trouve une réelle pandémie.

Vous avez dépensé presque un milliard d’Euros à l’achat de vaccins inutiles, afin d’engraisser des laboratoires, alors que les hôpitaux français fonctionnent à vau-l’eau.
C’est tout simplement honteux.

Je vous saurai gré dorénavant, de ne plus m’envoyer de telles missives.

Je suis effectivement au service des patients mais pas au service de l’industrie pharmaceutique.

Veuillez agréer Madame la Ministre, l’assurance de ma plus haute considération.

 

Docteur JO

 

 

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lundi 05 février

GRIPPE AVIAIRE DE QUI SE MOQUE T-ON ?

Le porte parole de l'OMS, Monsieur N... et le pseudo expert britannique Monsieur Collin B. accusent avec un aplomb remarquable les excréments des oiseaux migrateurs (pauvre peuple!), d'être responsables de la grippe aviaire survenue dans les camps de concentration "closed" de Monsieur Bernard MATTHEWS.

Les oiseaux migrateurs ont justement chié sur les hangars de Monsieur MATTHEWS, comme ça en passant pour s'amuser. C'est que ce sont des marrants les oiseaux migrateurs, ils sont pas comme Monsieur N. et Monsieur B.! Mais pourquoi ce sacré Matthews n'a t-il pas des hangars étanches? Voilà, ce qu'il faut: des hangars ETANCHES! Etanches au vent, à l'eau, à la lumière. Les volailles doivent être enveloppées de sacs en plastique sauf le bec (les pattes on s'en fout!). Le bec, c'est important pour s'entretuer et manger sa merde et celle des autres et à l'occasion la merde que le cher Matthews donne à ses chères volailles (quand elles arrivent aux mangeoires), qui ne lui coûtent rien et lui rapportent beaucoup. Monsieur Matthews et ses copains vont bientôt lancer le commerce du vaccin du virus H5N1! Pour l'instant, ce commerce est réservé à l'industrie pharmaceutique. Il est vrai que ce sont les mêmes qui distribuent la bouffe et les antibiotiques donnés aux volailles... Bon appétit Messieurs!

ON SE FOUT VRAIMENT DE NOTRE GUEULE!

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jeudi 20 avril

LA GRIPPE AVIAIRE C'EST FINI ?

« Grippe aviaire : ce n’est pas la catastrophe annoncée »

Le Parisien
Le quotidien pose sur sa Une la question : « la grippe aviaire, c’est fini ? » Il essaie de répondre à cette question en consacrant deux pages entières sur le sujet qui provoqué une véritable hystérie dans l’Hexagone avec une baisse considérable de la consommation de volailles. En effet « les migrations d’oiseaux sauvages n’ont pas provoqué la flambée de grippe aviaire tant redoutée, notamment en France ». Le quotidien rappelle que « si une grande vigilance demeure, certaines convictions d’experts sont ébranlées… ». Etant donné que le virus H5N1 est encore loin d’être totalement connu et maîtrisé « les experts restent prudents et le gouvernement entend maintenir – pour quelque temps encore – les mesures de précaution qu’il a prises ». Le journal cite David King, principal conseiller scientifique du gouvernement britannique : « dire que le virus va forcement muter et déclencher une pandémie est totalement trompeur ». Le Professeur François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de la Salpêtrière, à son tour déclare que « même si le virus mute , il n’est pas sûr qu’il soit aussi virulent qu’on le croyait ».

Revue de presse rédigée par Laurent

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vendredi 03 mars

ELEVAGE INDUSTRIEL ET GRIPPE AVIAIRE

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Société \ Economie \ Commerce international

L'élevage industriel, à l'origine de l'épidémie de grippe aviaire ?

Illustration : L'élevage industriel, à l'origine de l'épidémie de grippe aviaire ?
 
La grippe aviaire et le virus H5N1 défraient la chronique. Si les victimes animales et les risques de contagion à l’homme sont régulièrement évoqués, il est plus rare de mentionner les travaux scientifiques qui soulignent que l’épidémie actuelle est liée à la réactivitation d’un virus connu depuis plus de 40 ans. Le H5N1 serait devenu aussi virulent à cause de l’organisation mondiale de la production de poulets qui concentrent, en Asie du Sud Est, 40 % des élevages mondiaux. La polémique est née en Angleterre autour des supermarchés Tesco propriétaires d’immenses poulaillers en Thaïlande.

La polémique a commencé dans le Times de Londres par une lettre, publiée le 28 octobre 2005 : « Monsieur, Je blâme les supermarchés voraces d'avoir, involontairement, causé la grippe aviaire, en pressant les éleveurs d'Asie de produire des oiseaux au plus bas prix, détruisant ainsi le secteur des volailles du Royaume-Uni, où l'hygiène, le bien être animal et les normes de l'UE ont toujours primé (…) Certes les supermarchés et grossistes ne peuvent pas vérifier l'application des règles d'hygiène chez tous les fournisseurs. Toutefois si ceux-ci respectaient les normes européennes, les supermarchés risqueraient de devoir payer plus. J'invite les consommateurs à vérifier, avant l'achat, l'origine des volailles. Celles produites en UE sont parfaitement comestibles.» Signée Robert Sturdy de Cambridge.
Dans son numéro de décembre 2005, le magazine anglais The Ecologist est revenu à la charge avec des accusations plus précises contre l'élevage asiatique et les supermarchés Tesco. La journaliste Pat Thomas consacre un long article à l'écologie du virus AH5N1 ou plus simplement H5N1, désormais célèbre en France. Elle rappelle les hécatombes d'oiseaux que ce virus avait causées au siècle précédent. Les collections de tissus permettent en effet de trouver l'ARN d'un virus, donc son identité, des décennies après ses ravages. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), écrit-elle, H5N1 a sévi dans 4 des 21 grippes d’ élevages industriels, recensées en quarante ans. Il a d'abord frappé des poulets en Ecosse en 1959, puis des dindes en Angleterre en 91. En 1996 et 1997, on l’a retrouvé à Honk Kong (Chine) sur des poulets, et de nouveau en 2002. Ceci ne signifie pas que H5N1 n'ait pas touché d'autres oiseaux, des basse-cour ou migrateurs sauvages mais il ne les tuait pas en masse. Un virus peut rester dormant et passer inaperçu chez les porteurs sains, voire dans toute une population. La cinquième épidémie de H5N1 a débuté en décembre 2003 et n'a pas cessé depuis lors. Elle vient de ravager en France, une unité de 11000 dindes, à Versailleux dans l'Ain.

5 millions de poulets dans un élevage thaï

Cette grippe aviaire très violente a d'abord éclaté, en même temps, dans les élevages d'Indonésie, de Thaïlande, de Chine et du Japon. En Thaïlande, explique le bulletin n'° 17 de l'OIE, l'Office international des épizooties (janvier 2004), la maladie est apparue dans l'un des huit bâtiments d'un "élevage traditionnel" de 66 350 poules pondeuses dont 6180 sont mortes de grippe et le reste rapidement euthanasié. On peut s’interroger sur le confort animal quand l'OIE entend par "élevage traditionnel" une telle concentration d'animaux. Pour The Ecologist, H5N1 est un virus des élevages industriels. Or l'Asie du sud-est nourrit 7 milliards de poulets : 40 % de la volaille du monde ! Beaucoup sont destinés aux marmites locales, mais l'Asie est aussi un gros exportateur. La Thaïlande tient le 4è rang, derrière les Etats Unis, le Brésil et l'Union Européenne dans les ventes de poulets mondiales. Les élevages atteignent, dans ce pays, des tailles gigantesques où les conditions d’élevage sont effroyables. On parle de 5 millions d'oiseaux sur une seule exploitation, avec des pollutions considérables de l'air et de l'eau. A ce stade, l'exploitant n’est plus éleveur ni soigneur, mais un gardien distribuant des granulés et des aliments facteurs de croissance, dans l’incapacité de détecter le malaise d'un animal.
Si les supermarchés Tesco ont été mis en cause en Angleterre c’est parce qu’ils contrôlent l'un des plus gros élevages de poulets thaïlandais. A ses détracteurs, Tesco n'a pas répondu, se contentant d'indiquer que 90 % du poulet que le groupe vendait en Angleterre provenait du Royaume Uni. Le distributeur a pourtant développé une stratégie internationale depuis les années 90 qui l’a conduit à être présent dans 12 autres pays où il emploie plus de 100 000 personnes et sert 15 millions de clients. Tesco est plus particulièrement implanté en Europe de l’Est, en Turquie et en Asie. En Thaïlande, il possède la chaîne Tesco-Lotus qui compte plus de quarante-sept supermarchés.

Poulet comestible mais systeme de production dangereux

Les consommateurs anglais ou français ne doivent pas s’inquiéter de manger un poulet malade puisque les volailles vendues entières ont presque toujours grandi a proximité de leurs lieux d'achat. Ce sont, en revanche, les produits "au poulet" (quenelles, blancs cuisinés, potages, etc) qui contiennent de la viande blanche industrielle, souvent congelée et d'importation. En Grande-Bretagne, elle provient de Thaïlande, en France plutôt des Philippines et de Chine. "Que ce soit en avion, à la cantine ou dans un sandwich, The Ecologist précisait à ses lecteurs qu’ils "ont donc de bonnes chances d'avoir mangé du poulet thaïlandais au plus fort de l'épidémie". Cela ne constitue pas un danger aujourd’hui mais contribue à pérenniser un  mode de production qui semble responsable de l’épidémie animale actuelle.
Le problème réside, selon la journaliste anglaise Pat Thomas, "dans le droit héréditaire à la nourriture bon marché que s'arroge l'Occident". Et de conclure : "Si le virus mutait pour devenir contagieux chez l'homme, nous serions pris à notre propre traquenard."
L'origine des virus demeure mystérieuse. Michael Syvanen de Harvard a, le premier, rendue publique une explication aujourd'hui très répandue. Ce serait des fragments échappés du génome des plantes et des animaux. Si le débat scientifique demeure ouvert sur la genèse des virus, on connaît, en revanche, leur comportement cyclique. Tous les trente ans par exemple, les humains subissent une pandémie de grippe (épidémie mondiale) dont la pire fut celle de 1918 dite « grippe espagnole » qui décima une population affaiblie par la guerre. En effet la promiscuité et la sous-alimentation augmentent la virulence de la grippe et sa mortalité, autant chez l'homme que chez les animaux.
La dernière pandémie de grippe remonte à cinquante ans, ce qui inquiète les virologues. Leur réseau de surveillance couvre le monde entier. Dès qu'ils observent la mutation d'un virus de grippe humaine, un vaccin est mis en chantier et l'automne venu, dans l'hémisphère opposé, on vaccine la population âgée. L'expérience a montré que les virus de grippe mutaient en hiver, là où sont concentrés populations, porcs ou volailles, en Asie et au Brésil.  La vaccination, qui exige de manipuler les virus, peut entraîner des mutations imprévues. Ceci explique la réticence des autorités à vacciner les poulaillers contre H5 N1. Elles préfèrent se concentrer sur les pensionnaires des zoos ou les oies et les canards dans l'Ouest de la France  de crainte de contact avec les oiseaux migrateurs. Les Pays-Bas, en revanche, vaccinent leurs élevages intensifs, au risque de transformer le virus des oiseaux en ennemi du genre humain. Les éleveurs français se résolvent eux à un confinement dont ils sentent bien qu'il ne renforce pas l'immunité de leurs volailles.



Marie-Paule Nougaret
Mis en ligne le : 01/03/2006



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vendredi 24 février

LES VRAIS COUPABLES DE LA GRIPPE AVIAIRE

Les vrais coupables de la grippe aviaire ne sont pas les oiseaux migrateurs mais:

-      les conditions scandaleuses d'élevage des volailles en Asie et en Afrique.
-      L'entassement des volailles (plus de 21 au mètre carré), qui existe aussi en France.
-      Le manque de mesures sanitaires.
-      Le non respect de la réglementation.

Le non respect des volailles conduit inévitablement à développer un terrain favorable au développement d'un virus tel que le H5N1. L'Homme ne respecte pas ses semblables, pourquoi respecterait-il les animaux? N'est-ce pas?

LAISSONS DONC LES OISEAUX SAUVAGES TRANQUILLES!  NE FAISONS PAS LES AUTRUCHES!

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samedi 18 février

GRIPPE AVIAIRE,CANARDS ET VACCINATION

La France serait touchée par la grippe aviaire.
Début de vaccination dans 3 départements français...
Enfin les laboratoires commencent à rentabiliser le fruit de leur effort. Le virus va bientôt muter, la psychose va  envahir le pays et la vaccination se généraliser à la gent humaine. Quand la soif du pouvoir et de l'argent domine, tout est permis.

vendredi 17 février 2006, 21h33 

 

La France probablement touchée par la grippe aviaire 

 

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PARIS (Reuters) - Le gouvernement a reconnu vendredi soir la très forte probabilité de la présence du virus de la grippe aviaire en France après la découverte de canards morts dans l'Ain, tandis que plusieurs département guettent l'apparition de la maladie.
Le virus de la grippe aviairea été isolé sur un canard sauvage retrouvé mort lundi dans l'Ain, sur la commune de Joyeux. Celle-ci se situe au coeur des marais de la Dombes, très prisés par les oiseaux migrateurs, et aux portes de la Bresse, une des grandes zones d'élevage de volailles fermières.

 

 

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"Des canards morts ont été trouvés, un lot de canards. Un de ceux-là a été analysé et l'analyse a montré la présence de la grippe aviaire, du virus H5, et, à 90%, il s'agit du virus H5N1, le plus pathogène, le plus dangereux", a déclaré le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, à l'issue d'un bref comité interministériel à Matignon.
Dominique Bussereau, qui se rendra samedi matin dans l'Ain, a précisé que l'agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) avait besoin d'un délai d'une trentaine d'heures pour "avoir la certitude à 100% qu'il s'agit bien de ce virus". Les résultats seront connus samedi soir ou dimanche matin.
"D'ores et déjà, ce qui a été trouvé montre qu'il s'agit d'un virus dangereux", a insisté le ministre.
Si ce cas de grippe aviaire se confirme, il s'agira du premier en France. Pour l'instant, le virus H5N1 a été découvert sur le territoire de l'Union européenne en Grèce, en Slovénie, en Italie, en Autriche, en Hongrie et en Allemagne.

LE PS SOUHAITE LA TRANSPARENCE

Des mesures immédiates ont été décidées: une zone de protection de trois kilomètres autour du lieu de ramassage des oiseaux, "une zone complètement opaque où on ne peut pas pénétrer", complétée par une zone de surveillance d'un rayon de dix kilomètres.
Peu auparavant, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, avait insisté sur le fait que ce premier cas probable concernait un oiseau sauvage. Le dispositif de lutte contre la grippe aviairemis en place dans les élevages de la région depuis le mois d'octobre permet de protéger la filière, a-t-il assuré.
"Nous sommes préparés non pas depuis quelques semaines mais depuis quelques mois", a souligné Xavier Bertrand. "Nous mettons en place le plan tel qu'il a été prévu en étant particulièrement vigilants."
"Sur l'ensemble du territoire, nous avons renforcé les moyens de vigilance pour détecter quels seraient les oiseaux sauvages qui pourraient être touchés par le virus", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, le Parti socialistea demandé au gouvernement d'agir "en toute transparence, contrairement à d'autres cas récents où il a fait preuve d'une grande opacité dans la diffusion des informations".
Par ailleurs, la préfecture du Rhône a démenti en milieu de journée la présence du virus de la grippe aviaire chez un cygne retrouvé mort mardi près de Lyon.
Des analyses sont en revanche en cours à l'Institut Pasteur sur deux canards découverts morts en baie de Somme, près du parc ornithologique du Marquenterre. Les résultats ne seront connus qu'en début de semaine prochaine.
De plus, la préfecture des Bouches-du-Rhône a annoncé vendredi le renforcement des contrôles vétérinaires sur les oiseaux sauvages en Camargue, où un million d'oiseaux migrateurs transitent chaque année.

VACCINATION DANS TROIS DEPARTEMENTS

Dans son avis rendu mardi, l'Afssa avait considéré que l'avifaune française était "désormais soumise à un risque aggravé de contamination". Le Premier ministre Dominique de Villepins'est conformé mercredi à l'avis de l'Afssa en décidant le confinement de tous les oiseaux et volailles.
Par ailleurs, dans trois départements, les Landes, la Loire-Atlantique et la Vendée, la vaccination des élevages de canards et d'oies qui sont situés dans les zones humides a été décidée.
Le virus H5N1, hautement pathogène, a causé la mort de 92 personnes en Asie et au Moyen-Orientdepuis 2003.
La grande crainte des scientifiques est qu'il mute pour s'associer avec le virus de la grippe pour se transmettre d'homme à homme.
Xavier Bertrand a pour sa part rappelé vendredi soir les précautions à prendre: "Si on trouve un oiseau mort, il ne faut pas y toucher, pas le ramasser et prévenir d'urgence les services vétérinaires ou la préfecture."
"Les experts vétérinaires commencent à conseiller de ne pas approcher, de ne pas nourrir les oiseaux en liberté, pigeons, canards, cygnes", a-t-il ajouté. Xavier Bertrand a souligné que les Français peuvent "bien évidemment continuer à consommer de la volaille".

 

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dimanche 06 novembre

ROUTES BARREES, VOLAILLE DETRUITE

Quand on ne sait plus de quel côté se trouve la volaille!

vendredi 4 novembre 2005, 18h58

 

Fin de l'exercice simulant un cas de grippe aviaire dans le Finistère

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KERGLOFF (AFP) - Routes barrées, exploitation isolée, volailles détruites, mesures de protection pour éviter la propagation du virus : un exercice de deux jours simulant un cas de grippe aviaire dans une ferme du Finistère, s'est achevé vendredi.

Vers 7H30 vendredi, le préfet a pris l'arrêté fictif de destruction de l'élevage de Kergloff, après analyses positives du laboratoire de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire et alimentaire) de Ploufragan (Côtes d'Armor).

 

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Video Vidéo: cliquez ici pour voir la vidéo

Deux zones de sécurité sont alors instituées, l'une de "protection" dans un rayon de 3 km autour de l'élevage en cause, l'autre de "surveillance" dans un rayon de 10 km.

L'entrée des zones est sévèrement gardée par les forces de l'ordre. Elle est soumise à autorisation spéciale, après franchissement de pédiluves et rotoluves pour désinfecter chaussures, pneus et bas de caisses de véhicules. Les fonctionnaires à proximité de l'élevage ont revêtu une double combinaison étanche de protection, ainsi que des lunettes et des masques.

 

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Dans le même temps, la circulation d'animaux, personnes ou véhicules est limitée ou interdite pendant la période minimale de quarantaine fixée à 21 jours.

Trois autres élevages du Finistère et des Côtes d'Armor liés à celui de Kergloff (même abattoir ou même origine des animaux) ont également été déclarés "suspects" dans le cadre de cet exercice, et ont fait l'objet d'investigations menées par les services vétérinaires des deux départements.

 

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Le scénario grandeur nature de Kergloff a reçu l'assentiment des professionnels, qui espèrent rassurer les consommateurs alors qu'une forte baisse de la consommation de volaille a été enregistrée ces dernières semaines en France.

"Si un problème se pose, on est capable de le canaliser. Tout sera bloqué dans l'élevage. Eleveurs et administrations sont aujourd'hui très professionnels", s'est félicité Jacques Jaouen, président de la Chambre d'agriculture du Finistère, qui a participé à l'exercice en tant qu'"observateur".

 

"Il faut éviter l'effondrement de la filière. Expliquer et informer de façon la plus transparente possible est nécessaire pour garder la confiance des consommateurs", a souligné de son côté Louis Orenga, directeur du Centre d'information des viandes (CIV), qui a déjà vécu l'effondrement de la filière bovine après l'apparition des cas d'ESB.

 

M. Jaouen est confiant dans la rapidité de détection de la maladie: "Les éleveurs sont très sensibles à toute modification du cheptel, baisse d'appétit ou baisse de ponte ou si les volailles en général n'ont pas le même comportement", relève-t-il.

 

"On n'est ni démunis ni inquiets si un cas se déclare, y compris si cela touche plusieurs départements", s'est félicité à l'issue de l'exercice Philippe Hercouet, directeur des services vétérinaires de Bretagne. "Eliminer la source virale et éviter que ça diffuse autour, on sait le faire, y compris en cas d'urgence, c'est positif et réconfortant", a-t-il assuré.

 

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vendredi 04 novembre

FIEVRE ET CAMERAS INFRAROUGES

On est vraiment dirigé par des dingues!

« Des caméras thermiques contre la grippe aviaire »
Libération, Le Figaro, Le Parisien
Le Figaro fait savoir que « le service des urgences de la Pitié-Salpêtrière va tester dès la mi-novembre l’efficacité de caméras infrarouges pour détecter les voyageurs fiévreux dans les aéroports ».
Le quotidien explique en effet que « les aéroports parisiens seront en première ligne en cas de propagation de la grippe aviaire à l’homme. […] La Direction générale de la santé envisage [donc] de déployer un dispositif original en France de détection des passagers fiévreux. Des caméras thermiques installées à l’embarquement et au débarquement de zones à risques pourraient aider au dépistage des personnes fiévreuse ».
Le Figaro note que « le grand avantage de ce procédé est qu’il filme un très grand nombre de passagers sans encombrer les aérogares ni rallonger l’attente des voyageurs. Mais il nécessite la mobilisation d’équipes médicales, les seules à même de décoder les images et d’interpeller dans la foule le voyageur à risque », ajoute le journal.
Le Figaro précise en outre que « ces caméras thermiques doivent être testées scientifiquement. […] A compter de la mi-novembre et pendant 2 à 2 mois et demi, toutes les personnes […] qui franchiront la porte des urgences seront scannées ».
Le journal note enfin que ces caméras sont « onéreuses » et indique que « la DGS envisage aussi de recourir aux thermomètres auriculaires électroniques ». Une méthode qui « pourrait bien dissuader de nombreux voyageurs à prendre l'avion et créer les pires embouteillages à l'enregistrement ou au débarquement des vols », conclut Le Figaro.
Libération rend compte, pour sa part, de « l'exercice de lutte contre la grippe aviaire qui s'est déroulé hier sur la petite commune de Kergloff, près de Carhaix (Finistère) ».
Le journal constate qu’« une centaine de journalistes en combinaison bleue » étaient présents.
« Autant dire que l'intérêt médiatique était sans commune mesure avec le caractère routinier de l'exercice », note Libération.
Le Parisien consacre également un article à cette « grippe aviaire comme si on y était ».
Le journal parle de « grand-messe médiatique, actualité oblige », et retient que « si les éleveurs [de volailles] se montrent un rien dépités face à la chute déjà engagée de la consommation alors qu’aucun cas [de grippe aviaire] ne s’est révélé, tous les services impliqués avaient à coeur de montrer leur mobilisation au cas où ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

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