samedi 08 juillet

LE BCG VA RESTER OBLIGATOIRE

Le BCG va rester obligatoire  (cliquez sur "à propos des vaccins" - colonne de gauche - afin d'être correctement informé sur le BCG).

Le Parisien, La Croix, Le Figaro
C’est ce qu’indique Le Parisien, qui note que « les autorités sanitaires ont tranché ».
Le journal remarque ainsi que « malgré l’avis défavorable de l’Académie de médecine, de certains pédiatres et la grogne des parents, le BCG restera obligatoire en France pour tous les enfants qui entrent en collectivité ».
Le Parisien cite notamment le Pr Christian Perronne, président du Comité technique des vaccinations, qui déclare que « le BCG reste un bon vaccin, à la fois contre la tuberculose et contre certaines méningites, et il est trop tôt pour le supprimer dans notre pays ».
Le quotidien note cependant que « le maintien du BCG pour tous risque de mécontenter plus d’un pédiatre ! Ils sont de plus en plus nombreux aujourd’hui à rechigner - voire à refuser – de pratiquer ce vaccin sur les nourrissons ».
Le journal ajoute que « plusieurs praticiens n’hésiteraient pas à signer des faux certificats de vaccination ou à rédiger de faux certificats de contre-indication au BCG ».
Le Parisien revient sur la « raison de ces pratiques déconcertantes », rappelant que le BCG intradermique « entraîne pour un certain nombre de bébés des réactions indésirables », telles que des abcès purulents.
Le Pr Perronne déclare à ce sujet : « Il n’y a pas de réelles complications avec le BCG intradermique. C’est un fantasme ! Et si parfois un ganglion suintant apparaît sous l’aisselle de l’enfant, il se résorbera rapidement avec un petit traitement ».
La Croix note également que « la suppression du BCG n’est pas justifiée dans l’immédiat ».
Le journal précise que « dans un avis rendu public hier, le Comité consultatif national d’éthique invite à la prudence ».
« Sans s’opposer formellement à la suppression de la vaccination généralisée, il estime que les conditions «ne sont actuellement pas réunies» »
, poursuit La Croix.
Le quotidien cite entre autres le Dr Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste à l’InVS, qui observe que « chez les sujets immunodéprimés, on recense quelques cas par an de complications graves qui peuvent être mortelles ».
Le Figaro retient pour sa part que « les «Sages» [sont] contre la vaccination ciblée ».
Le journal cite en effet le Pr Didier Sicard, président du CCNE, qui déclare qu’« un tel ciblage exposerait à un risque de stigmatiser les enfants en fonction de leur couleur de peau ou de leurs conditions socio-économiques ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

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SE PROCURER LE LIVRE "LA FAILLITE DU BCG" DE Marcel FERRU

 

http://www.medecines-douces.com/impatient/hs20/zbcg2.htm

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LA FAILLITE DU BCG

LA FAILLITE DU BCG

est le titre d'un livre paru en 1977 dans la collection "Témoignages d'hier et d'aujourd'hui" et écrit par le Professeur Marcel FERRU interne des hôpitaux de Paris, professeur de sciences fondamentales à l'Ecole de médecine de Poitiers, titulaire de la chaire de clinique médicale infantile jusqu'en 1964. Il a publié une centaine de travaux qui lui ont valu d'être membre de la Société française de pédiatrie et de la Société médicale des hôpitaux de Paris, puis lauréat de l'Académie nationale de médecine.

Dans ce livre le Docteur Marcel FERRU, pédiatre,"chef d'une nombreuse famille, porte témoignage des faits auxquels l'a confronté un demi-siècle de pratique médicale... il dénonce les méfaits conjugués du dogmatisme et du mandarinat, qui compromettent l'exigeante mais nécessaire indépendance de tout ce qui est science vis à vis de ce qui est pouvoir. Sans cesse animé par ce précepte de Claude BERNARD:"Quand le fait qu'on rencontre ne s'accorde pas avec une théorie régnante, il faut accepter le fait et abandonner la théorie", il reprend un à un les dogmes qui ont étayé et assuré la découverte de Calmette et Guérin et montre qu'aucun d'eux n'a résisté à l'épreuve du temps. La conclusion s'impose alors sans ambiguité."

Ce livre est dédié "A la mémoire de deux savants expérimentateurs, anciens élèves de l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, en hommage à la valeur éprouvée de leur savoir et à la part active -trop souvent passée sous silence- qu'ils ont prise l'un et l'autre à l'étude de la vaccination par le BCG".
Il s'agit du

Professeur José LIGNIERES (1868-1933) Membre de l'Académie de médecine

Observateur exceptionnel, adonné à la bactériologie, il fut envoyé et maintenu en mission en Argentine, où il fonda et dirigea ensuite un Institut national spécialisé qui devint célèbre.
Les réseves pertinentes sur le BCG qu'il fit à l'Académie de médecine (1928-1931) déclenchèrent de la part du Pr Calmette des réactions passionnées, auxquelles il sut répondre avec une constante courtoisie et une exemplaire dignité

Professeur Gustave MOUSSU (1864-1945) Membre de l'Institut

après trente années d'expériences diverses sur la vaccination contre la tuberculose , maladie commune à l'homme et à l'animal, il reconnut humblement ses échecs et déclara, dès 1928, que la méthode du Pr Calmette était engagée aussi dans une "voie sans issue".

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vendredi 07 juillet

LA FAILLITE DU BCG

C'est celle du livre du Professeur Marcel FERRU: La faillite du BCG (1977) Je la recopie in extenso.

L'impérieuse conclusion

Ne faites jamais rien contre votre conscience, même si l'Etat vous le demande  EINSTEIN

Au terme de notre longue étude rétrospective, qui nous a conduits à revenir aux faits, la conclusion se situe en dehors et au-dessus des stériles conflits de personne et des néfastes rivalités d'école.
     Elle apparaît claire et s'impose comme un impératif catégorique: elle constate que la faillite du BCG est l'aboutissement inévitable d'une dévaluation progressive de ce vaccin, au laboratoire, en vaccination animale et en vaccination humaine, mais qu'elle a été aussi gravement conditionnée par l'intrangiseance doctrinaire de l'orthodoxie bécégéiste, qui n'a tenu aucun compte du sage avertissement du Pr MOUSSU
(déclarant en 1928 la méthode de Calmette engagée dans une vois sans issue) et qui a souvent transgressé ensuite les règles primordiales de la libre discussion et de l'information rigoureuse.
      Quand on reprend une à une les notions-trop vite érigées en dogmes- qui ont servi de fondements à la vaccination par le BCG et qu'on les confronte avec les données acquises au cours d'un demi-siècle en matière de prophylaxie antituberculeuse, on est irrésistiblement conduit à constater qu'aucun de ces dogmes, malgré de profondes modifications de techniques, et de subtils ajustements de termes, n'a pu résister à l'implacable érosion du temps.
       1. La tuberculose est bien une maladie infectieuse, qui se transmet assentiellement par contagion externe; mais elle peut aussi se transmettre directement par la mère (contagion interne), sous forme de tuberculose dite congénitale, dans laquelle le bacille atteint le foetus par le sang du cordon ombilical ou par le liquide amniotique où il baigne. On ne peut donc plus dire que l'enfant naît toujours vierge de tuberculose, d'autant moins que la notion d'"hérédité infectieuse" (Pr Jacob) est reconsidérée aujourd'hui de façon pénétrante en biologie moléculaire.
        2. Le test positif à la tuberculine est une réaction d'allergie cutanée témoignant seulement que l'organisme a été infecté par le bacille de Koch, mais non point qu'il se trouve doté de ce fait d'une immunité réelle.
            Le test négatif, de même, ne signifie pas que le sujet soit dangereusement exposé à la contagion, mais plutôt qu'il possède une résistance innée particulière ou qu'il s'est déjà défendu victorieusement contre la maladie. Il est alors illogique de vouloir le vacciner ou le revacciner, d'autant plus que la fréquence des revaccinations s'est révélée vaine expérimentalement.
            L'épreuve tuberculinique n'en demeure pas moins un moyen précieux et indispensable de dépistage des cas nouveaux d'infection partout où l'inoculation allergisante du vaccin BCG, abusivement systématique n'est pas venue préalablement brouiller les cartes.
         3.  La loi de Marfan, interprétée à tort dans le sens d'un effet protecteur assuré par une primo-infection légère, a perdu toute autorité depuis longtemps devant trop d'observations cliniques contradictoires. Comme la vaccination par le BCG a précisément pour but de créer une première infection bénigne, procurant au sujet une allergie prétendument équivalente à l'immunité, il va de soi qu'elle n'a plus sa place dans la prophylaxie antituberculeuse.
         4. Le BCG n'est pas d'une innocuité absolue. Malgré sa virulence atténuée-non pas fixe comme on l'avait cru, mais très variable- il garde un pouvoir pathogène propre capable éventuellement de provoquer divers accidents, de gravité très différente, dont l'authenticité est reconnue maintenant par ses protagonistes les plus qualifiés.
         5. L'efficacité du BCG, enfin et surtout, est elle aussi fort loin d'être absolue, contrairement aux affirmations de Calmette, obstinément propagée par ses partisans. Dans l'état actuel de nos connaissancesle BCG, même correctement administré, ne protège pas en pratique contre la contagion courante par les semeurs de bacilles: il ne peut plus-il n'aurait jamais dû- être prôné comme "un merveilleux vaccin".
         6. La découverte de nouveaux et puissants agents antituberculeux a suppléé providentiellement l'échec effectif du BCG. C'est en effet la chimiothérapie bacillaire, appliquée depuis une trentaine d'années, qui a déclenché le brusque déclin de la courbe de morbidité de la tuberculose, déclin d'ailleurs semblable dans tous les pays de standing comparable, qu'ils aient adopté ou non la vaccination obligatoire.
         7. Si l'efficacité spectaculaire de cette thérapeutique est le principal facteur de régression de la morbidité tuberculeuse, elle ne doit pas moins être conjuguée avec les méthodes éprouvées de dépistage et d'isolement des tuberculeux, c'est à dire de protection vigilante contre la contamination, celle des sujets jeunes en particulier.

Le moment est donc impérieusement venu de suspendre  toute obligation légale de la vaccination de Calmette et Guérin tant que nos chercheurs, conjuguant incessament leurs efforts, confrontant rigoureusement leurs résultats expérimentaux et leurs observations humaines, n'auront pas découvert le secret ténu de l'immunité antituberculeuse spontanée, si capricieuse, ni réussi ensuite à la créer artificiellement.
             Il faut souhaiter que l'un de ces chercheurs-peut-être un pastorien, surement un futur prix Nobel-parvienne à faire du BCG, par un prodigieux recyclage biochimique, non point un vaccin spécifique périmé, mais un actif stimulant polyvalent, inoffensif et sûr, de notre admirable système immunitaire de défense.
             Alors serait pleinement satisfaite, dans l'indispensable prophylaxie de la tuberculose, l'invariable règle d'or du bon sens- ce "maître de la vie humaine", si l'on en croit Bossuet...

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EPILOGUE VOTIF TOUJOURS MARCEL FERRU

Le Professeur Marcel FERRU n'était pas sans ignorer les enjeux commerciaux de l'industrie pharmaceutique en ce qui concerne les médicaments et en l'occurence les vaccins. Malgré son livre et cet "Epilogue votif" qui laisse apparaître l'esprit d'un homme d'une honnêteté sans faille, que dirait-il en apprenant qu'en l'an 2006 la vaccination par le BCG devenu BCG SSI! est toujours obligatoire malgré l'opposition d'une majorité de pédiatres?

EPILOGUE VOTIF

En tournant le dernier feullet de ce livre, en cet automne 1976, je tiens à formuler-s'il n'est déjà trop tard- un voeu à l'intention de l'Institut Pasteur, créateur et diffuseur du BCG, et de Mme Simone Veil, ministre de la santé, responsable de toute la recherche scientifique.
      Je souhaite ardemment que soient désormais séparées et définitivement indépendantes: la section commerciale, c'est à dire la firme dénommée "Vaccins pastoriens", exposée aux conflits inévitables qu'engendre la concurrence et aux perturbations économiques imprévisibles de tous les temps, qui risquent de brider la liberté expérimentale et de dénaturer les résultats des travaux; la section scientifique, consacrée exclusivement à la recherche désintéressée, avec l'enseignement qui en dérive, grâce à un budjet national, qui serait digne à la fois de la grandeur de son objet et de la renommée universelle des savants pastoriens, parmi lesquels figurent plusieurs prix Nobel.
          Cette dernière section sous le nom:

                       INSTITUT PASTEUR DE LA RECHERCHE MEDICALE

continuerait ainsi, sur place l'oeuvre de son fondateur, dont la sépulture se trouverait tout naturellement maintenue en ce lieu. Au fronton du vénérable édifice serait gravé, en lettres d'or, ce conseil sage et impératif que Pasteur a laissé à ses élèves:

                                        AYEZ LE CULTE DE L'ESPRIT CRITIQUE
                                                           SANS LUI TOUT EST CADUC

Posté par Docteur JO à 01:20 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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