ON Y EST ! Les palmipèdes du Sud-Ouest sont en train d'être zigouillés par nos autorités. C'est la société GT Logistics qui est chargée de la besogne. Les milliers de cadavres vont ensuite être transportés dans des camions étanches, direction l'usine d'équarissage Atemax de Lot-et-Garonne. Y arrivent aussi les palmipèdes non contaminés mais qui logent à moins de 3 kilomètres d'un élévage infecté. Trois kilomètres, ça use, ça use les pattes de ces pauvres palmipèdes qui sont abattus et électrocutés puis décapités dans un des quatre abattoirs réquisitionnés pour la circonstance (et sans caméras!). Cela s'appelle un programme de "dépeuplement" (traitement non applicable pour éviter la grippe, mais qui sait?).
Depuis le 5 janvier, Atemax traite 200 tonnes de canards chaque jour,auxquels s'ajoutent les cochons, moutons ou poulets que l'équarisseur collecte d'ordinaire dans les fermes. Toutes ces carcasses sont broyées et placées dans un énorme cuiseur sous pression. La pâte obtenue est pressée et divisée en graisse liquide et farine protéinée. Cette dernière est utilisée comme combustible chez les cimentiers ou fabricants d'électricité verte. La graisse liquide est quant à elle, vendue au prix du fiuol lourd pour faire tourner les chaufferies collectives, ou fourguée pour environ 550 euros la tonne aux pétroliers d'Atemax (groupe Avril) dirigé par  Xavier BEULIN président de la FNSEA, syndicat agricole qui a encouragé la production intensive de canards, facteur aggravant de l'épidémie. C'EST-Y PAS BEAU TOUT CELA!
Et le bilan carbone dans tout cela: de l'accouvoir à l'abattoir, en passant par les ateliers d'engraissement et de gavage, un palmipède industriel parcourt facilement 300 km en camion. Transformé en biocarburant, il compense le fioul brûlé sur la route.

Source: Le Palmipède enchaîné